Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 19:38
Récemment, je suis allée voir deux ovnis.

Un que beaucoup de gens ont vu, puisqu'il s'agit de Persepolis de Marjane Satrapi.

L'autre que beaucoup moins de gens ont vu, malgré son immense succès, puisqu'il s'agit d'un spectacle de clown qui se donnait au Rond-Point et qui s'appelle " La Famille Semianyki".

Le seul point commun entre ces deux entités artistiques est le bonheur que j'ai éprouvé à en être la spectatrice.

Alors oui, je suis super en retard sur la programmation. Persepolis est en salle depuis déjà deux-trois semaines et Semianyki, c'est fini.

C'est ce que je me suis dit au début. Ca ne sert à rien. Mais si jamais ça donne envie à quelques uns, ou même juste à un, d'aller voir Persepolis ou si la famille Semianyki en a à nouveau marre de sa Russie natale et revient faire un petit tour à Paris,  et bien cet article n'aura pas servi à rien comme mon défaitisme primaire avait tenté de me le faire croire au départ...

Donc voilà, je parle, à contretemps, de ces deux merveilles.


Je ne vais pas m'étaler non plus, rassurez vous. Juste le temps de vous dire que Persepolis est un petit bijou déssiné avec beaucoup de poésie et d'humour, malgré la tragédie qui nous est racontée.

Marjane Satrapi raconte son histoire dans celle de l'Iran et mélange les genres avec beaucoup de subtilité. On rit beaucoup devant Persepolis, on pleure un peu ou beaucoup aussi selon les sensibilités (moi par exemple, je pleure beaucoup) et on en ressort un peu moins ignorant.




Parce que oui bien sûr je connais l'Iran dans les grandes lignes, je lis les journaux, je sais à peu près ce qu'il s'y passe. Et bien ce film m'a juste fait comprendre qu'en fait je ne connais rien au coeur de l'Iran et que c'est bien beau d'écouter la radio mais que ça peut éventuellement ne pas suffir.

Marjane Satrapi nous oblige à ouvrir les yeux sur une réalité à des années lumière de nos petites vies européennes. Elle nous montre un Iran disloqué, une population divisée et des Hommes héroïques, charismatiques, courageux. Elle nous invite sans détour dans sa vie accidentée, avec son franc-parler habituel, comme pour nous dire quelquechose comme "Maintenant, t'en sais un peu plus....". C'est la le tour de force de Marjane Satrapi : parler à tous dans une langue simple, parfois drôle et toujours compréhensible, d'histoire, de politique et d'(in)humanité.

Voilà pour Persepolis, je parlerai de Semianyki une autre fois, sinon ça va faire un article de trois kilomètres que jamais personne ne lira. Ce qui n'est pas  franchement pas l'objectif initial.



Par La Goualante - Publié dans : Actualités
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