Willkommen, Bienvenue, Welcome

A la question " Et toi tu fais quoi dans la vie ?", il y a quelque chose de très glamour à répondre : "je travaille dans le spectacle, et toi ?"... mais ce petit côté cool n'est que la partie apparente de l'iceberg.... l'envers du décors, pour rester dans la thématique, est un peu moins frime !

La Goualante a différentes vocations.

La première est sans doute thérapeutique : un peu d'humour pour combattre la mégère qui sommeille en moi... je suis sûre que beaucoup s'y reconnaitrons.

La seconde est enthousiasmique : même si mon petit paragraphe introductif porte son lot d'amertume, il y a quand même une vraie satisfaction à se battre pour des projets (artistiques pour ma part)  qui nous tiennent à coeur ! Spectacles musicaux, pièces de théâtre, concerts : anecdotes et actualité ,quand il y en a, des différents projets qui me collent à la peau depuis plus ou moins longtemps !

La Goualante a aussi envie de s'évader dans la bohème des autres. Evoquer et soutenir les spectacles que j'ai aimé et annoncer des évènements que je n'aurais peut être pas encore vus mais dont je ressens d'ores et déja les ondes positives.

Entres galèriens, il faut se donner des coups de mains ! Et si ça peut vous faire découvrir des belles et drôles de choses... alors je serais comblée !

Quand on veut on peut, dit on. Bon et bien alors je peux !

Bonne lecture !
Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 12:35
C'est finit !

Après deux ans et demie à travailler dans les grands magasins dans le prestigieux domaine de la vaisselle, je me suis enfin enfuie vers des cieux qui me ressemblent...

Une petite pensée émue pour mes chers collègues qui eux, fidèles au poste, continuent à servir joyeusement une populace pas toujours généreuse.

Quelques perles des mes deux petites années dans ces immenses machines aux  étranges rouages :

Il y a le client de "grande qualité" :  Quels genres de service à café avez vous à me proposer ? Je suis assez comte Italien."

Il y a le client perpétuellement insatisfait : Réflexion d'une grande dame lors d'un défilé organisé déjà à "trop" grand prix sur une partie du boulevard Haussmann à l'occasion d'une opération commerciale :  "Ils auraient pu privatiser un plus grand morceau du boulevard Haussman quand même !"

Il y a le client lucide (mais un peu grincheux quand même, on aurait aimé un peu plus d'humour dans le ton de la voix) : "Aux prix des assiettes, je comprends pourquoi les gens se pacsent, ça fait chère la scène de ménage".

Il y a celui qui sait tout mieux que vous :  "Je vous dit que je l'ai vu moins cher dans une autre boutique !"

Il y a le client qui veut faire comme tout le monde mais pas vraiment en fait : "Je voudrais acheter ce qui se vend le mieux... Ah non ça c'est trop laid ! Qu'est ce que vous avez d'autre qui se vend beaucoup ?"

Il y a celui qui ne peut pas choisir tout seul : "Qu'est ce que vous feriez vous à ma place ?"

Il y a le client profondément choqué :  "Je suis scandalisée qu'une maison aussi prestigieuse que la votre ait arrêté mon modèle"

Il y a le client qui a le monopôle du bon goût :  "Vous ne trouvez pas que ce service est immonde. Sérieusement, il y a des gens qui achètent ce truc ? Non l'autre est beaucoup plus joli (NDL : faut voir l'autre !)"

Il y a le client de mauvaise fois : "Je trouve scandaleux que ma tasse se soit cassée à la première chute sur le carrelage" / "C'est de la porcelaine madame" / "Je croyais que vous faisiez de la vaisselle d'un peu meilleure qualité !"

Il y a le client qui n'a que ça a faire :  Panique à bord lors d'un concours organisé par la maison. Il s'agissait de trouver (entre trois réponses données) combien de grains de café pouvait contenir la tasse géante.  A gagner : 6 tasses à thé design ! : "Mais où est passé la tasse géante pour le grand jeu concours ? Comment, vous l'avez enlevé ? J'avais absolument besoin de mesurer la hauteur de la tasse. J'ai passé des heures chez moi à  remplir des verres de coquillettes en considérant qu'un grain de café était égal à  trois coquillettes ! ". Il me semble que la même cliente a remplie une vingtaine de fiches de réponses en mettant les noms de tous les membres de sa famille.

Il y a le client qui rêve sa vie :  " Bonjour (avec un petit accent), je viens de Los Angeles, je repars demain en jet après avoir fait un saut en Russie. Je voudrais vous acheter ces trois services. Je vais faire un tour, vous me préparez tout ça !" Une heure de préparation, à descendre nos trois étages car les réserves sont en sous sol pour faire simple. On porte tous les cartons de vaisselles sur le stand... c'était il y a 8 mois. On attende encore le client !

Il y a le client impatient, exigeant, méprisant voire insultant : Situation de crise. Le jour des 15 % avec l'American Express. une foule incroyable, désireuse de profiter de ce que tous considèrent comme un grand privilège (ça marche très bien le privilège dans ces magasins) : On est 5 sur le stand pour 25 clients. Et on entend des soupirs "C'est long vraiment ", "C'est scandaleux, ça fait 20 minutes que j'attends", "Que c'est mal organisé", "Mademoiselle vous êtes libre? J'aurais besoin de vous tout de suite, je n'ai absolument pas le temps de faire la queue...",  ou encore :  " Servez moi tout de suite ou je vous gifle!" et ma collègue de répondre "Vous frapperiez un être humain pour deux assiettes ?".

Il y a le client au dessus de la foule : " De toute façon, le modèle m'est un peu égal, je déteste faire la cuisine et je vais tout le temps au restaurant!"

Il y a aussi ceux qui discutent deux heures pour savoir si le couteau à dents est mieux que le couteau pas à dents ; il y a ceux qui viennent pour leur liste de mariage accompagnés de la belle mère (Ne faites jamais ça, c'est absolument terrible) ;  il y a ceux qui ne sont pas encore mariés et qui s'engueulent déjà sur le choix du modèle de vaisselle ; il y a ceux qui viennent échanger leur articles 60 fois parce qu'ils sont sûrs qu'il y a une petite trace au fond du verre à gauche et bien sûr il y a aussi tous ceux que j'ai préféré oublier pour ne pas devenir dépressive...

Rassurez vous en deux ans et demie, j'ai aussi rencontré des clients très gentils et agréables, mais ils sont malheureusement un peu plus rares que les autres !

Je propose une médaille pour les courageux et courageuses qui n'ont d'autres choix que de faire ce métier épuisant : Déballer des palettes de 500 kilos de vaisselle, descendre 3 étages 25 fois par jour pour remonter des kilos et des kilos d'assiettes d'accueil, d'assiettes plates, d'assiettes à dessert, d'assiettes à pain, d'assiettes creuses, d'assiettes carrées, rondes, ovales, bizarres, design, et puis des verres à vin, à eau, à whisky, à bourgogne, à bordeaux et des couverts à poissons, à viandes, à desserts, à servir et des plats aussi, des saladiers, des services à thé, à café, à goûter, à bébé, et moult accessoires non identifiés mais certainement très chics ou très design... en tous cas très chers ! Il faut aussi ranger une réserve située en sous sol (remplie de poussière et aux odeurs suspectes), enchaîner les soldes avec les opérations 15 % avec Noël avec les journées privilèges X ou Y... et je vous jure que j'en passe. 

A mon âge il n'y a aucun de problème pour faire tout ça, mais à 60 ans ?

Et puis quelque soit l'âge, tous les gens qui travaillent dans ces conditions pour ne  gagner pour la plupart  à peine plus que le SMIC méritent de toute façon un peu plus de considération !
Par La Goualeuse - Publié dans : Chroniques thérapeutiques
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Samedi 18 mars 2006 6 18 /03 /Mars /2006 17:22

A force de faire le ménage en écoutant Nostalgie,
A force de m'éclater sur des chansons jugées ringardes et totalement inassumables,
A force de me dire que j'adorerais pouvoir chanter ces chansons dans un vrai grand spectacle,
A force de désespérer en me disant que personne ne viendrait me demander de faire un truc pareil,
A force d'imaginer le public jubiler d'entendre dans l'anonymat et la pénombre d'une salle de spectacle ces chansons illicites,
A force d'à force... j'ai fini par le faire !

Comment, quand on fait de l'Histoire à la Sorbonne pendant 4 ans, finit-on par tout lâcher pour monter une comédie musicale originale et drôle avec, au départ, 25 comédiens sur scène ? ( Que les choses soient claires, j'adore l'Histoire... Mais c'est au moins aussi bouché que le monde du spectacle ; alors pourquoi avoir peur de faire ce qu'on a le plus envie de faire ?!)

Forte des mes diverses expériences théâtrales et musicales entre 4 et  22 ans (je vous épargnerais mon CV artistique), je me suis lancée... d'abord à tâtons...

Errances.... dans la bibliothèque de Beaubourg... des heures à écouter n'importe quoi pour concrétiser l'idée...

L'idée c'est qu'on peut écrire un spectacle original avec pourtant que  des reprises !
Vous  ne me croyez pas ?
Vous avez intêret à suivre l'actu de Coups de Foudre de près pour que vous puissiez venir en savourer la preuve!

De Gainsbourg à Kurt Weil, à Lio, à Piaf, en passant par Brel, Brassens, Les Rita Mitsouko, Hervé Vilard, Juliette, Dave, Carla Bruni, Mélody (et oui!), Claude François, Polnareff, Eddy Mitchell, Johnny, Julio Iglesias, Niagara et même... Lorie.... (si !).... la compagnie Fantaisies vous raconte une histoire.... qui a elle même la sienne (d'histoire!).

Trois Histoires d'Eux à vu le jour en mai 2003 ; sa petite soeur Coups de foudre et maux d'amour est née en avril 2004 pour laisser la place à Coups de foudre qui n' a pas cessé d'évoluer : déjà trois versions du spectacle. La première en février-mars 2005 ; la seconde en mai 2005 et la dernière en novembre 2005 !!!

Le tout pour déboucher sur un contrat avec Robin Productions... ça aurait été dommage de ne pas être têtu !


Par La Goualeuse - Publié dans : Ma Bohème
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Samedi 18 mars 2006 6 18 /03 /Mars /2006 17:12


Au tout début une petite idée... et si j'utilisais  des chansons du répertoire de la variété française pour raconter une histoire sans absolument aucune paroles parlées...

A deux  nous élaborons un scénario mettant en scène 6 comédiens solistes et un choeur d'une vingtaine de personnes.










Je ne remercierais jamais assez tous les acteurs (au sens large) de cette jolie aventure musicale... Des comédiens aux costumiers, en passant par les techniciens, musiciens et autre soutien en tout genre... (matériel et moral aussi bien sûr !)

Tête baissée,  je fonce à la rencontre de ces gens que je ne connais pas forcément mais qui semble tout disposés à faire partie de mon quotidien...

Beaucoup de questionnement au départ. Quelle formation musicale ? Quelle formule de répétition ? Comment orchestrer tout ça ? Comme par miracle et pour venir confirmer la théorie des forces centrifuges, un grand brun se propose pour la mise en scène (il ne la lâchera d'ailleurs plus !)

Au final:  4 heures de répétitions par semaine saupoudrées de quelques Week-end campagnards et nous voilà propulsés au théâtre de Ménilmontant pour 4 représentations... à guichets fermés s'il vous plait !

Quelques images de derrières les fagots, capturés sur un écran de PC, ayant lui même pris en otages les sombres images d'un caméraman sauvage et généreux !


















Le choeur des femmes pris sur le vif avec les tous premiers costumes réalisés par Marine. Si mon souvenir est bon, elles se déchaînaient sur Le Mal aimé de Claude François.



















Alceste. Le seul des rôles soliste à ne pas avoir changé de nom entre 2003 et aujourd'hui.
Derrière lui, le choeur des hommes. Toujours sur Le mal aimé, mais sur le devant de la scène.
Alceste, l'homme en bleu est un jeune homme naïf et un peu trop tendre... c'est pour ça que tout le monde l'aime !



















Bianca. Rôle soliste. Femme de caractère comme vous pouvez le subodorer en regardant ce cliché atypique.
J'imagine qu'elle devait être en train de chanter Les Frustrés de Lynda Lemay. En tout cas elle n'a pas l'air contente!




















Aglaé. La poupée blanche. Mais le blanc peut ne pas être synonyme de candeur.
Avec sa courte jupe et ses jarretières, la belle dame enchante les hommes en serinant le mémorable refrain de Bardot ... Je me donne à qui me plaît , ça n'est jamais le même mais ...



















Casimir. Un des personnages soliste qui a le plus évolué en trois ans. Ici, c'est le séducteur tango, tango, vulg' et maf' au regard de braise. De quoi faire se pâmer les jeunes filles en fleurs !


















De nouveau l'homme tout bleu. Il tient dans ses bras une jolie dragée rose... on devine qu'elle est loin des  Aglaé tapageuses et des frustrés chroniques... une ingénue prénommée Clarabelle à l'époque ! Le tout sur une musique de Dalida : Eux.


Le succès de ces quelques dates au Théâtre de Ménilmontant nous donne des ailes pour continuer l'aventure. La suite est à lire dans " Naissance d'un SMNI - Episode2 "




Par La Goualeuse - Publié dans : Ma Bohème
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